Cette semaine ·

Prix des carburants cette semaine

Chaque lundi, nous faisons le point sur ce qui fait bouger le prix des carburants en France et sur ce que cela change pour votre prochain plein. L'édition de la semaine d'abord, puis les archives.

Raffinage sous tension : ce que votre station affiche vraiment ce 28 septembre en la France

Édition du 28 septembre 2026

Le brut est redescendu à ses niveaux d'avant le conflit iranien, mais la pompe ne suit pas au même rythme. Nos relevés du 28 septembre 2026 en la France montrent surtout une chose : l'écart entre stations pèse aujourd'hui plus lourd que le baril lui-même.

Le chiffre à retenir : 0,351 €/L d'écart sur le SP95-E10

Ce 28 septembre, le SP95-E10 se négocie entre 1,999 €/L dans la station la moins chère de la France et 2,350 €/L dans la plus chère, pour une moyenne de 2,182 €/L. Soit 0,351 €/L d'écart, ou 17,55 € sur un plein de 50 litres. Aucun mouvement du baril observé ces dernières semaines n'a produit une variation aussi immédiate sur votre budget.

Le gazole, lui, reste le point de tension : 2,259 €/L au plus bas, 2,570 €/L au plus haut, 2,400 €/L en moyenne. L'écart de 0,311 €/L représente 15,55 € par plein de 50 L. Et il confirme ce que plusieurs analyses relèvent depuis quelques semaines : le diesel se déconnecte davantage du brut que l'essence.

Le superéthanol E85 conserve son statut à part, avec 0,840 €/L au plus bas et 0,871 €/L en moyenne. Même sur ce carburant très bon marché, 0,260 €/L séparent les extrêmes, soit 13,00 € sur 50 litres — une proportion loin d'être négligeable au regard du prix de base.

Pourquoi le gazole ne redescend pas avec le baril

Le prix affiché ne reflète pas le cours du jour. Entre l'achat du brut, le raffinage, le transport et la livraison en station, il s'écoule généralement une à deux semaines. Une détente sur les marchés en début de mois ne se lit donc, au mieux, que maintenant — et seulement partiellement.

S'y ajoute un facteur spécifique au distillat : les capacités de raffinage. C'est précisément ce que pointent plusieurs articles récents, qui interrogent le rôle des raffineries dans le décalage entre pétrole brut et produits finis. Quand la marge de raffinage sur le gazole se tend, le prix à la pompe peut monter alors que le baril stagne. La demande de fioul et de diesel à l'approche de l'hiver entretient cette pression saisonnière.

Enfin, en la France, la fiscalité représente une part fixe importante du prix : elle amortit les baisses du brut autant qu'elle amortit les hausses. Résultat : moins de volatilité en pourcentage, mais un plancher élevé qui ne bouge pas vite. Rien ne permet d'affirmer que les prix baisseront dans les prochains jours ; la tendance actuelle est plutôt à une stabilité haute sur le gazole.

L'action concrète de la semaine

Si vous roulez au gazole, c'est là que le jeu en vaut le plus la chandelle : passer d'une station à 2,570 €/L à une station à 2,259 €/L vous fait économiser 15,55 € sur un plein de 50 L. Sur deux pleins mensuels, l'écart devient difficile à ignorer. Cette semaine, faites donc le plein complet plutôt que des appoints : chaque litre pris au bon endroit compte.

En essence, la logique est identique et l'écart encore plus large (17,55 € par plein). Vérifiez le prix affiché avant de vous engager : avec Refil, vous repérez sur la carte la station la moins chère autour de vous et vous amortissez une bonne partie de la hausse actuelle.

Et si votre véhicule est compatible E85, la question ne se pose pas vraiment : à 0,871 €/L de moyenne, l'écart avec le SP95-E10 reste le plus gros levier d'économie disponible en la France aujourd'hui.

Prix par carburant aujourd'hui
CarburantLe moins cherLe plus cherÉconomie/L
E10 (SP95-E10)2,015 €/L2,348 €/L0,333 €/L
SP952,040 €/L2,360 €/L0,320 €/L
SP982,051 €/L2,480 €/L0,429 €/L
Gazole2,255 €/L2,550 €/L0,295 €/L
Superéthanol E850,837 €/L1,090 €/L0,253 €/L
GPLc0,944 €/L1,239 €/L0,295 €/L

FAQ

Pourquoi le gazole est-il plus cher que l'essence en la France aujourd'hui ?

Nos relevés du 28 septembre 2026 donnent 2,400 €/L de moyenne pour le gazole contre 2,182 €/L pour le SP95-E10. L'écart s'explique surtout par les tensions sur le raffinage des distillats et par la demande saisonnière qui monte avant l'hiver, plus que par le cours du brut.

Si le pétrole baisse, quand le verrai-je à la pompe ?

Comptez généralement une à deux semaines de décalage, et une répercussion partielle seulement. Les taxes et les marges locales absorbent une part du mouvement, dans un sens comme dans l'autre.

Combien puis-je réellement économiser en changeant de station ?

Ce 28 septembre en la France : jusqu'à 17,55 € par plein de 50 L en SP95-E10 (0,351 €/L d'écart), 15,55 € en gazole (0,311 €/L) et 13,00 € en E85 (0,260 €/L).

Éditions précédentes

· Gazole tendu, E85 imbattable : la carte des prix en la France ce 21 septembre 2026

Pendant que le débat public s'agite autour d'un gazole « jusqu'à 4 euros », les relevés Refil de ce 21 septembre montrent une autre réalité, plus concrète : entre deux stations françaises, l'écart atteint aujourd'hui 0,356 €/L sur le SP95-E10. C'est là, et pas sur le baril, que se joue votre facture de la semaine.

Ce que disent nos relevés du jour en la France

Au 21 septembre 2026, le gazole s'affiche entre 2,259 €/L dans la station la moins chère et 2,570 €/L dans la plus chère, pour une moyenne de 2,420 €/L. Soit 0,311 €/L d'écart, environ 15,55 € sur un plein de 50 litres.

Sur le SP95-E10, la dispersion est encore plus large : de 1,995 €/L à 2,351 €/L, moyenne à 2,181 €/L. L'écart de 0,356 €/L représente près de 17,80 € par plein de 50 litres. Autrement dit, un automobiliste qui fait quatre pleins par mois peut voir passer plusieurs dizaines d'euros selon la seule station choisie.

Le superéthanol E85 reste dans une autre catégorie : 0,830 €/L au minimum, 1,098 €/L au maximum, moyenne à 0,870 €/L. La moyenne très proche du plancher indique que la plupart des points de vente qui le distribuent restent groupés en bas de fourchette — mais l'écart de 0,268 €/L (13,40 € pour 50 litres) suffit à justifier une vérification avant de s'arrêter.

Pourquoi le gazole reste le point de tension de cet automne

Les analyses publiées ces derniers jours convergent sur un point : le carburant progresse plus vite que le pétrole brut, un décalage qui intrigue jusqu'aux banquiers centraux. En cause, le maillon du raffinage, régulièrement montré du doigt, et la structure des marges de distribution. Le brut, lui, est loin de ses records, ce qui explique le sentiment d'incohérence à la pompe.

Sur le gazole, la pression est structurelle avant l'hiver : ce carburant partage ses installations de production avec le fioul de chauffage, et la demande saisonnière se superpose à des capacités de raffinage sous contrainte. D'où les avertissements selon lesquels les prix pourraient rester élevés cet hiver même si le baril reflue.

Un rappel utile : le prix affiché suit le brut avec un décalage de une à deux semaines, puis se voit filtré par la fiscalité française — TICPE et TVA, largement forfaitaires — et par les marges locales. C'est précisément parce que la part fiscale est stable qu'une baisse du baril ne se traduit jamais à l'identique sur l'étiquette. Quant aux scénarios à trois ou quatre euros le litre qui circulent, ils relèvent pour l'instant de l'hypothèse extrême, pas de la trajectoire observée dans nos relevés.

L'action concrète de la semaine

Si vous roulez au diesel, évitez d'attendre la jauge au minimum : la pression saisonnière sur le gazole ne montre pas de signe de détente, et un plein contraint dans la première station venue vous expose au haut de la fourchette, à 2,570 €/L. Visez un plein en début de semaine, en dehors des axes autoroutiers, et comparez avant de partir : l'application gratuite Refil affiche sur la carte la station la moins chère autour de vous, ce qui reste le levier le plus immédiat pour amortir la hausse.

Si votre véhicule est compatible E85, l'écart avec le SP95-E10 est aujourd'hui trop important pour être ignoré. Et dans tous les cas, l'enjeu de la semaine est chiffrable : jusqu'à 17,80 € sur un plein d'essence, 15,55 € sur un plein de gazole. C'est la seule variable que vous contrôlez vraiment.

· Marges, raffinage, fiscalité : pourquoi le prix à la pompe ne suit plus le baril en la France

Le débat revient dans la presse : le carburant flambe plus vite que le pétrole brut, au point d'intriguer jusqu'aux banquiers centraux. Nos relevés du 14 septembre 2026 en la France montrent surtout autre chose : l'écart entre stations dépasse parfois ce que le baril fait bouger en un mois.

Le découplage entre le baril et le litre, expliqué simplement

Plusieurs analyses publiées ces derniers jours posent la même question : comment le carburant peut-il atteindre des niveaux records alors que le baril, lui, n'est pas à son maximum ? La réponse tient moins au pétrole qu'à ce qui s'ajoute au-dessus. Entre le brut et le litre servi en la France, il y a le raffinage, la logistique, la fiscalité et la marge de distribution. Chacune de ces couches évolue selon sa propre logique, et aucune ne redescend aussi vite que le cours du baril.

Le raffinage est aujourd'hui le maillon le plus scruté, en particulier sur le gazole : la demande européenne en diesel reste élevée alors que la capacité disponible ne suit pas toujours. D'où les avertissements sur des prix du gazole qui pourraient rester hauts cet hiver même si le pétrole reflue. À cela s'ajoute le décalage classique : la pompe met généralement une à deux semaines à répercuter un mouvement du brut, à la hausse comme à la baisse.

Quant à l'hypothèse des 3 euros le litre de diesel qui circule dans certains titres, elle relève du scénario extrême, pas d'une trajectoire établie. Ce qui est mesurable, en revanche, ce sont les prix affichés aujourd'hui.

Ce que disent nos relevés du 14 septembre en la France

Côté gazole, la station la moins chère affiche 2,250 €/L, la plus chère 2,500 €/L, pour une moyenne de 2,315 €/L. Soit 0,250 €/L d'écart, c'est-à-dire 12,50 € sur un plein de 50 litres. Côté SP95-E10, l'amplitude est encore plus large : 1,995 €/L au plus bas, 2,311 €/L au plus haut, 2,140 €/L en moyenne. L'écart atteint 0,316 €/L, soit 15,80 € par plein de 50 litres.

Autrement dit, le choix de la station pèse aujourd'hui davantage sur votre facture que la plupart des variations hebdomadaires du brut commentées dans l'actualité. Un automobiliste qui fait deux pleins d'essence par mois joue plus de 30 € rien qu'en changeant d'enseigne, à trajet comparable.

Le superéthanol E85 reste dans une autre catégorie de prix : 0,817 €/L au plus bas, 1,069 €/L au plus haut, 0,857 €/L en moyenne. L'écart y est de 0,252 €/L, soit 12,60 € pour 50 litres. Pour les véhicules compatibles ou convertis, c'est le poste où la différence entre le brut et la pompe se voit le moins, car la fiscalité et la matière première n'y obéissent pas aux mêmes règles.

Ce qu'il est raisonnable d'anticiper

Aucune certitude n'est possible sur la semaine à venir : le décalage d'une à deux semaines signifie que les prix affichés aujourd'hui reflètent des cotations déjà anciennes. La pression reste néanmoins plus marquée sur le gazole que sur l'essence, du fait des tensions de raffinage évoquées par la presse spécialisée. L'essence, elle, montre une dispersion plus forte entre stations, ce qui laisse davantage de marge de manœuvre à l'automobiliste.

C'est précisément là que se joue l'arbitrage : plutôt que d'attendre une baisse hypothétique, comparer les stations autour de son trajet habituel avec Refil permet d'amortir une partie de la hausse sans rien changer à ses habitudes.

L'action concrète de la semaine

Si vous roulez à l'essence, c'est là que l'écart est le plus rentable : 0,316 €/L entre la station la moins chère et la plus chère en la France, soit 15,80 € sur un plein de 50 litres. Faites le plein complet cette semaine dans la station la moins chère de votre secteur plutôt qu'un demi-plein en dépannage.

Si vous roulez au gazole, ne pariez pas sur une détente rapide : avec une moyenne à 2,315 €/L et un point bas à 2,250 €/L, l'enjeu immédiat reste les 12,50 € d'écart par plein, pas le mouvement du baril.

· Brut en hausse de près de 10 % : ce que cela change (ou pas) à la pompe en la France ce 7 septembre

Les cours mondiaux du pétrole ont progressé de près de 10 % en une semaine, tandis que les prix relevés en la France ce 7 septembre montrent surtout une chose : l'écart entre stations reste plus large que n'importe quel mouvement de marché de ces derniers jours.

Une hausse du brut qui n'est pas encore dans le réservoir

La séquence est connue : quand le baril bouge, la pompe suit avec un décalage d'une à deux semaines, le temps que les cargaisons achetées plus tôt s'écoulent et que les distributeurs ajustent leurs prix. Autrement dit, la remontée d'environ 10 % observée sur les marchés début septembre n'est probablement pas encore intégrée dans les étiquettes relevées aujourd'hui en la France. Elle constitue une pression à la hausse pour les prochains jours, pas une certitude chiffrée.

À l'inverse, plusieurs analyses rappelaient il y a peu que le cours du brut était revenu à son niveau d'avant les tensions en Iran, sans que la pompe efface pour autant tous ses excès. C'est le paradoxe soulevé par la presse spécialisée : l'essence et le diesel restent chers alors que le brut est loin de ses records. La raison est structurelle en la France : la part fiscale (TICPE, TVA) est fixe ou proportionnelle et ne descend pas avec le baril, et les marges de raffinage comme de distribution varient fortement d'un réseau à l'autre.

Le diesel mérite une attention particulière. Après une progression limitée à quelques centimes, certains observateurs évoquent un risque de tension plus marquée sur le gazole, produit dont l'Europe reste dépendante des importations. C'est le carburant à surveiller de près cette semaine.

Les chiffres du 7 septembre : jusqu'à 13,45 € d'écart sur un plein

Voici les prix réellement relevés dans notre base pour la France ce 7 septembre 2026. SP95-E10 : de 1,991 €/L dans la station la moins chère à 2,260 €/L dans la plus chère, pour une moyenne de 2,120 €/L. L'écart atteint 0,269 €/L, soit environ 13,45 € sur un plein de 50 litres.

Gazole : de 2,195 €/L à 2,420 €/L, moyenne 2,267 €/L, écart de 0,225 €/L, c'est-à-dire près de 11,25 € par plein de 50 litres. Superéthanol E85 : de 0,814 €/L à 1,039 €/L, moyenne 0,854 €/L, avec le même écart de 0,225 €/L (environ 11,25 € pour 50 litres).

Ces montants disent l'essentiel. Une hausse du brut de plusieurs pour cent se traduit en général par quelques centimes au litre à la pompe ; l'écart géographique et commercial entre deux stations, lui, dépasse 22 à 27 centimes le litre aujourd'hui. Comparer avant de faire le plein reste donc le levier le plus important dont dispose l'automobiliste : avec Refil, l'application affiche sur la carte la station la moins chère autour de vous, de quoi absorber une bonne partie d'une remontée des cours.

Autre lecture utile : la moyenne du SP95-E10 (2,120 €/L) est nettement plus proche du haut de fourchette que du bas. Cela signifie que les stations vraiment compétitives sont minoritaires, et qu'y accéder demande un détour volontaire, pas un simple arrêt d'opportunité.

L'action concrète pour cette semaine

Si vous roulez au gazole et que votre réservoir est à moitié vide, faites le plein en début de semaine plutôt qu'en fin de semaine : c'est le carburant le plus exposé à la remontée des cours, et vous jouez déjà 11,25 € rien qu'en choisissant la bonne station. Pour le SP95-E10, l'enjeu est encore plus élevé (13,45 € par plein) : viser une station sous la moyenne de 2,120 €/L est plus rentable que d'essayer de deviner le bon jour.

Et si votre véhicule est compatible E85, comparez avant de trancher : à 0,814 €/L au meilleur prix contre 1,039 €/L au plus cher, le choix de la station pèse autant que le choix du carburant.

· Rentrée 2026 : ce que révèlent les prix des carburants relevés ce 31 août en la France

Entre un Brent repassé au-dessus de 91 dollars en août et les promesses de baisse « visible dès le week-end » relayées par la profession, les automobilistes ne savent plus trop à quoi s'attendre. Nos relevés du 31 août 2026 permettent de sortir des annonces et de regarder les chiffres réels au pistolet.

Trois carburants, trois situations très différentes

Ce 31 août 2026, le SP95-E10 s'affiche en moyenne à 2,022 €/L en la France, avec une fourchette allant de 1,989 €/L dans la station la moins chère à 2,200 €/L dans la plus chère. Le gazole reste nettement au-dessus : 2,210 €/L de moyenne, entre 2,113 et 2,370 €/L. Le superéthanol E85, lui, évolue dans un autre univers, à 0,840 €/L de moyenne, avec un plancher à 0,810 €/L et un plafond à 1,030 €/L.

Autrement dit, l'écart entre les deux carburants classiques ne s'est pas refermé. Les alertes entendues cet été sur un diesel qui pourrait « s'envoler » après une hausse de 3 à 4 centimes trouvent un écho dans ces relevés : c'est bien sur le gazole que la dispersion des prix est la plus forte, à 0,257 €/L entre la station la moins chère et la plus chère, soit 12,85 € sur un plein de 50 litres.

Et c'est là le point souvent oublié dans les débats sur le baril : le prix à la pompe suit le brut avec un décalage d'une à deux semaines, puis se fait rattraper par la fiscalité et les marges locales. Un mouvement de marché mettra donc du temps à se voir, tandis que la différence entre deux stations, elle, existe déjà aujourd'hui.

Ce que vous jouez réellement dans le choix de la station

Sur le SP95-E10, l'écart maximal relevé est de 0,211 €/L, soit 10,55 € pour 50 litres. Sur l'E85, la fourchette paraît étroite en apparence, mais elle représente 0,220 €/L, soit 11,00 € par plein de 50 litres : proportionnellement, c'est l'un des écarts les plus lourds du panel, car il s'applique à un carburant dont le prix de base est bien inférieur. Pour un conducteur en boîtier de conversion, mal choisir sa station peut effacer une partie de l'avantage du superéthanol.

Additionné sur une rentrée où les trajets domicile-travail et les navettes scolaires reprennent, ce différentiel se compte en dizaines d'euros par mois. C'est précisément ce que Refil permet de repérer sur la carte : la station la moins chère autour de vous, pour amortir les hausses au lieu de les subir passivement.

À l'échelle de la France, la géographie compte aussi : autoroutes et zones peu denses concentrent traditionnellement le haut de la fourchette, tandis que les grandes surfaces périurbaines tirent les prix vers le bas. Un détour de quelques minutes en sortant d'un axe payant peut suffire à changer de tranche de prix.

L'action à retenir pour cette semaine

Si vous roulez au gazole, c'est vous qui avez le plus à gagner : vérifiez le prix avant de vous engager et visez la partie basse de la fourchette, autour de 2,113 €/L, plutôt que d'accepter les 2,370 €/L d'une station de passage. L'écart de 12,85 € par plein est le chiffre le plus concret de la semaine.

Si vous roulez à l'essence, faites le plein complet quand vous trouvez une station proche de 1,989 €/L, sans attendre une baisse annoncée qui, historiquement, arrive au pistolet avec un ou deux semaines de retard. Et si votre véhicule est compatible E85, comparez avant de vous habituer à une station : à 0,810 €/L contre 1,030 €/L, la différence n'est pas marginale.

En résumé : cette semaine, la variable la plus fiable n'est pas le baril, c'est l'adresse où vous vous arrêtez.

· Gazole sous pression, essence stable : ce que disent les prix relevés ce 24 août 2026 en la France

Le brut est revenu à son niveau d'avant le conflit iranien, mais le gazole français continue de résister à la détente. Voici ce que montrent nos relevés du jour, et le montant exact que le choix de la station peut encore vous faire gagner.

Pourquoi le gazole ne suit pas le baril à la même vitesse

Le point le plus commenté ces derniers jours par les professionnels du secteur n'est pas le pétrole brut, mais l'écart de comportement entre le Brent et le gazole. Le brut est redescendu vers ses niveaux d'avant la guerre en Iran, alors que la pression à la hausse reste plus marquée sur le diesel. La raison est structurelle : le gazole dépend du raffinage et des flux d'importation, pas seulement du prix du baril. Quand les capacités de raffinage sont tendues, le distillat se renchérit même si le brut se calme.

Nos relevés du 24 août 2026 en la France illustrent bien cet écart. Le gazole affiche une moyenne de 2,240 €/L, avec un minimum à 2,170 €/L et un maximum à 2,390 €/L. Le SP95-E10, lui, reste nettement en dessous : 2,000 €/L en moyenne, entre 1,970 €/L et 2,198 €/L. Autrement dit, l'écart traditionnel en faveur du diesel n'existe plus du tout aujourd'hui à la pompe.

Quant aux annonces d'une baisse « très clairement visible à la pompe », elles concernent surtout l'essence et se diffusent avec le décalage habituel de une à deux semaines entre le marché de gros et l'affichage en station. Les taxes, qui représentent une part fixe importante, et les marges locales amortissent mécaniquement les mouvements du brut. Personne ne peut donc garantir une direction précise pour les prochains jours : on parle de tendance et de pression, pas de certitude.

L'écart entre stations reste votre principal levier

Le chiffre le plus utile aujourd'hui n'est ni le Brent ni la moyenne nationale, mais la différence entre la station la moins chère et la plus chère. Sur le SP95-E10, elle atteint 0,228 €/L, soit 11,40 € sur un plein de 50 litres. Sur le gazole, 0,220 €/L, soit 11,00 € par plein. Sur le superéthanol E85, 0,203 €/L, soit 10,15 € — pour un carburant qui démarre à 0,809 €/L au minimum, contre 1,012 €/L au maximum et 0,835 €/L en moyenne.

Ces montants dépassent tout ce que la détente du brut peut vous faire gagner à court terme. Une baisse de quelques centimes au niveau du marché ne se retrouve jamais intégralement à la pompe, et jamais partout en même temps : les grandes surfaces répercutent plus vite, les stations d'axe routier plus lentement. C'est précisément là que se joue votre facture réelle, station par station.

C'est aussi pour cela qu'un outil comme Refil, qui affiche sur la carte la station et la borne les moins chères autour de vous, permet d'amortir les hausses au moment où elles arrivent, sans attendre un hypothétique retournement du marché.

L'action concrète pour cette semaine

Si vous roulez au diesel, ne repoussez pas votre plein en espérant une baisse : la pression reste orientée à la hausse sur ce carburant, et l'écart de 11,00 € entre stations est déjà supérieur à ce que vous pourriez gratter en attendant. Faites votre plein cette semaine, mais en vérifiant le prix avant de vous engager.

Si vous roulez à l'essence, vous pouvez ne mettre qu'un demi-plein en début de semaine et compléter en fin de semaine, période où la baisse annoncée par les professionnels devrait commencer à se répercuter. Et si votre véhicule est compatible E85, le rappel est brutal : 0,809 €/L au meilleur prix contre 2,000 €/L de moyenne sur le SP95-E10. Là, le vrai risque n'est pas le baril, c'est de ne pas comparer.

· Carburants ce 17 août 2026 : la baisse annoncée est-elle arrivée à la pompe en la France ?

Le baril est revenu à son niveau d'avant le conflit avec l'Iran, et un responsable de la distribution promettait une baisse « très clairement » visible dès le week-end. Nos relevés du jour permettent de vérifier où en est réellement la pompe française.

Ce que disent nos prix ce 17 août

Sur les stations remontées dans Refil en la France aujourd'hui, le SP95-E10 s'affiche en moyenne à 1,991 €/L, avec un minimum à 1,940 €/L et un maximum à 2,170 €/L. Le gazole reste au-dessus, à 2,200 €/L en moyenne, entre 2,120 €/L et 2,350 €/L. Le superéthanol E85 se maintient très bas : 0,832 €/L en moyenne, 0,803 €/L au meilleur prix, 1,000 €/L au plus cher.

Le détail qui compte n'est pas la moyenne mais l'amplitude : 0,230 €/L séparent la station la moins chère de la plus chère, aussi bien sur le SP95-E10 que sur le gazole. Sur un plein de 50 litres, cela représente 11,50 € de différence pour le même carburant, le même jour, dans le même pays. Sur l'E85, l'écart atteint 0,197 €/L, soit 9,85 € par plein de 50 litres.

Autrement dit : la détente sur le brut, quand elle se transmet, se joue en centimes ; le choix de la station, lui, se joue déjà en dizaines de centimes.

Pourquoi la détente sur le brut ne se lit pas immédiatement

Le prix affiché dépend du produit raffiné, pas seulement du Brent, et il intègre des taxes largement fixes en la France (TICPE, TVA) plus la marge de distribution du point de vente. Résultat : les mouvements du marché mettent généralement une à deux semaines à apparaître au tableau lumineux, et un rebond des cours mondiaux comme celui observé mi-août peut annuler une partie d'un repli plus ancien avant même qu'il soit répercuté.

S'y ajoute une asymétrie souvent constatée : les hausses passent plus vite que les baisses, parce que les stations réévaluent rapidement un stock qui coûtera plus cher à remplacer, mais écoulent plus lentement un stock déjà payé. La pression sur les prix est donc plutôt orientée à la baisse ces jours-ci, sans garantie de calendrier ni de montant.

La spécificité française : le gazole au-dessus de l'essence, et l'E85 en embuscade

Chez nous, le gazole affiché reste plus cher que le SP95-E10, ce qui change le calcul pour un parc encore très diéselisé : le diesel ne compense plus autant sa consommation moindre. À l'inverse, le réseau E85, largement développé en la France, garde un prix au litre inférieur à un euro dans la grande majorité des stations relevées — un avantage structurel pour les véhicules compatibles ou équipés d'un boîtier homologué.

Concrètement, cette semaine : ne comptez pas sur une baisse générale pour faire l'économie, allez la chercher station par station. Si votre jauge le permet, attendez le milieu de semaine pour laisser d'éventuelles répercussions arriver, puis faites votre plein dans la station la moins chère de votre trajet plutôt que la plus proche : avec Refil, vous la repérez sur la carte, et c'est jusqu'à 11,50 € gagnés sur 50 litres de SP95-E10 ou de gazole, de quoi amortir largement le rebond récent des cours.

· Carburants : pourquoi la station que vous choisissez pèse plus que le baril ce 10 août 2026

Le brut est retombé à son niveau d'avant la guerre en Iran et les professionnels annoncent une détente visible à la pompe. Mais nos relevés du 9 août rappellent une réalité plus immédiate : entre deux stations françaises, l'écart atteint 14,45 € par plein de SP95-E10.

Le baril a lâché du terrain, la pompe suit à son rythme

Le cessez-le-feu annoncé en Iran a fait tomber la prime de risque géopolitique qui pesait sur les cours. Le 4 août, le WTI comme le Brent évoluaient en baisse, et le pétrole est revenu autour de ses niveaux d'avant le conflit. Côté distributeurs, Francis Pousse (Mobilians) affirmait que « la baisse va se voir très clairement à la pompe dès ce week-end ».

Reste que le prix affiché en station ne réplique pas le baril au jour le jour. Le passage du marché de gros au pistolet prend généralement une à deux semaines : il faut écouler les stocks achetés plus cher, puis répercuter la nouvelle cotation. Et en France, la part du carburant qui bouge vraiment est minoritaire : la TICPE et la TVA sont fixes ou proportionnelles, ce qui amortit mécaniquement les mouvements du brut, à la hausse comme à la baisse. C'est aussi ce qui explique cette impression, souvent commentée, que les prix montent plus vite qu'ils ne descendent : les marges de distribution se reconstituent quand le gros baisse.

Conclusion prudente : la pression est plutôt orientée à la détente sur les prochaines semaines, sans garantie de calendrier ni d'ampleur, surtout si les cours repartent.

Nos données du 9 août : l'écart entre stations vaut plus qu'une semaine de détente

Voici ce que montrent les relevés Refil en France au 9 août 2026. SP95-E10 : 1,871 €/L au moins cher, 2,160 €/L au plus cher, pour une moyenne de 1,980 €/L. Soit 0,289 €/L d'écart, c'est-à-dire 14,45 € sur un plein de 50 litres.

Gazole : de 2,060 €/L à 2,331 €/L, moyenne 2,183 €/L. L'écart de 0,271 €/L représente 13,55 € par plein de 50 litres. Superéthanol E85 : de 0,800 €/L à 1,000 €/L, moyenne 0,830 €/L, soit 0,200 €/L d'écart et 10,00 € sur 50 litres.

Autrement dit, choisir la bonne station aujourd'hui rapporte davantage, et tout de suite, que d'attendre une répercussion progressive du baril. C'est exactement ce que fait Refil : afficher sur la carte la station la moins chère autour de vous, pour amortir les hausses sans changer vos habitudes de route. À noter aussi que la moyenne E85 (0,830 €/L) reste très proche du prix le plus bas : le marché y est resserré, l'écart se joue surtout sur la disponibilité près de chez vous.

Votre action concrète cette semaine

Si vous roulez au gazole, ne faites pas le plein en urgence à la station de sortie d'autoroute : avec 13,55 € d'écart possible sur 50 litres, un détour de quelques kilomètres reste largement rentable. Vérifiez la carte avant de partir, pas quand la jauge clignote.

Si vous roulez à l'essence, c'est le carburant où l'écart est le plus large en France ce 9 août (14,45 € par plein) : repérez votre station de référence une fois, puis n'en changez que si un relevé plus bas apparaît. Et comme la détente du brut peut encore se diffuser dans les jours qui viennent, remplissez au strict nécessaire cette semaine plutôt que de faire deux pleins d'avance.

· Carburants en France : entre détente sur le brut et incertitudes à la pompe, où en est-on ce 3 août 2026 ?

Le prix du pétrole brut recule en ce début de semaine et un accord de cessez-le-feu en Iran soulève des espoirs. Mais entre les délais de répercussion et la structure fiscale française, la situation à la pompe reste plus nuancée qu'il n'y paraît.

Un baril qui reflue : bonnes nouvelles du côté du brut

Les cours du WTI et du Brent sont orientés à la baisse en ce début de semaine du 3 août. Cette détente fait suite à l'annonce d'un accord de cessez-le-feu impliquant l'Iran, un producteur majeur dont les tensions avaient contribué à tendre les marchés ces dernières semaines. Avant même cet accord, les analystes notaient que le pétrole était revenu à un niveau proche de celui d'avant la crise iranienne.

Sur le marché mondial, cela constitue un signal encourageant. Mais il est important de ne pas sauter trop vite aux conclusions : le prix à la pompe en France ne reflète pas instantanément les mouvements du brut. Le délai habituel de répercussion est de l'ordre d'une à deux semaines, le temps que les raffineries ajustent leurs prix de cession et que les stocks en circulation se renouvellent.

Pourquoi la pompe ne suit pas le brut à la même vitesse

C'est une réalité bien connue des automobilistes français : les prix montent plus vite qu'ils ne descendent. Quand le baril grimpe, les répercussions à la pompe sont généralement rapides. Quand il baisse, la transmission prend davantage de temps. Ce phénomène, souvent appelé « asymétrie de transmission », s'explique en partie par les marges des distributeurs et par la gestion des stocks achetés à un prix plus élevé.

À cela s'ajoute la structure fiscale propre à la France : la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques) et la TVA représentent une part très significative du prix final. Ces taxes sont fixes ou proportionnelles, ce qui signifie qu'elles limitent mécaniquement l'amplitude des baisses répercutées sur le consommateur, même lorsque le brut recule franchement.

Concernant le diesel en particulier, des tensions subsistent sur les marges de raffinage pour ce type de carburant en Europe. Même si la pression générale sur les prix s'allège, certains facteurs propres au gazole pourraient limiter, voire contrecarrer, une baisse à court terme. La tendance reste à surveiller dans les prochains jours.

Ce que cela signifie pour votre budget carburant en France

La conjoncture actuelle plaide pour une pression à la baisse sur les prix à la pompe dans les semaines à venir, si la détente sur le brut se confirme et si l'accord en Iran tient. Cependant, affirmer avec certitude que les prix baisseront, et de combien, serait prématuré. Les automobilistes français ont appris à leurs dépens que les signaux favorables du marché du brut peuvent mettre du temps à se traduire concrètement à la station-service.

Dans ce contexte d'incertitude, comparer les prix des stations autour de soi reste l'un des leviers les plus efficaces pour réduire sa facture. Avec l'application Refil, disponible gratuitement, il est possible de repérer en un coup d'œil la station-service ou le chargeur le moins cher à proximité — un réflexe simple qui peut faire une vraie différence, surtout lors des périodes de volatilité.

· Prix des carburants en France : entre accalmie sur le pétrole et hausse persistante à la pompe

Le cours du pétrole a reculé depuis les tensions autour de l'Iran, mais les prix affichés dans les stations-service françaises ne suivent pas forcément le même rythme — ni dans le même sens. Voici pourquoi, et ce à quoi vous pouvez vous attendre dans les prochains jours.

Le pétrole se calme, mais la pompe reste sous pression

Depuis l'annonce d'un cessez-le-feu en Iran et le deal diplomatique mis en avant ces dernières semaines, les cours mondiaux du Brent et du WTI se sont progressivement stabilisés, revenant vers leurs niveaux d'avant le pic de tension. Sur le papier, c'est une bonne nouvelle pour les automobilistes.

Pourtant, les prix à la pompe en France ont récemment amorcé une légère remontée — et pas uniquement à cause du pétrole brut. D'autres facteurs entrent en jeu : les marges de raffinage, les coûts de distribution, et surtout la fiscalité française, qui représente une part très significative du prix final affiché sur les colonnes. Ces composantes ne fluctuent pas au même rythme que les marchés internationaux.

Il faut également tenir compte d'un décalage structurel : le prix à la pompe suit l'évolution du brut avec un retard estimé à une à deux semaines. Autrement dit, même si le Brent se détend aujourd'hui, l'impact réel sur votre plein ne sera visible qu'en fin de mois — et encore, sous réserve que d'autres variables ne viennent pas compenser cette tendance.

Pourquoi la baisse est toujours plus lente que la hausse en France

C'est un phénomène bien documenté et régulièrement observé : lorsque le prix du brut monte, le tarif à la pompe réagit rapidement ; lorsqu'il baisse, la répercussion prend plus de temps. Ce mécanisme asymétrique s'explique en partie par la gestion des stocks dans les raffineries et les dépôts, ainsi que par les délais contractuels entre distributeurs et stations.

En France, la structure fiscale — avec la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques) et la TVA appliquée sur le total — amplifie cet effet : même une baisse notable du brut peut être absorbée sans que le consommateur en perçoive beaucoup l'effet au comptoir. C'est pourquoi les tendances haussières semblent toujours plus visibles que les baisses.

Dans ce contexte, la meilleure stratégie reste de comparer les prix entre stations avant de faire le plein. Des écarts parfois significatifs existent entre les grandes surfaces, les stations autoroutières et les indépendants, y compris dans une même ville. Utiliser Refil, l'application qui localise la pompe la moins chère autour de vous, permet de limiter l'impact de ces fluctuations sur votre budget carburant, quelle que soit la tendance du moment.

Ce que l'on peut raisonnablement anticiper pour la fin juillet 2026

La stabilisation des cours du pétrole observée mi-juillet pourrait, si elle se confirme, exercer une pression à la baisse sur les prix à la pompe d'ici la fin du mois. Des analystes évoquaient en juin la possibilité d'une baisse significative des carburants, une perspective qui reste plausible — mais conditionnelle à l'absence de nouveaux chocs géopolitiques ou d'une reprise de la demande mondiale.

En résumé : la direction est encourageante, mais rien n'est garanti. Surveiller l'évolution du Brent et comparer les prix locaux reste la meilleure approche pour les semaines à venir.

· Carburants en France : entre accalmie sur le pétrole et persistance des prix à la pompe, le point au 13 juillet 2026

Les cours mondiaux du pétrole se stabilisent après plusieurs semaines agitées, mais les automobilistes français constatent que les prix à la pompe ne reflètent pas encore pleinement cette détente. Voici pourquoi, et ce à quoi on peut s'attendre dans les prochains jours.

Un pétrole qui se calme, mais une pompe qui tarde à suivre

Depuis le début du mois de juillet, les cours du Brent et du WTI se sont stabilisés après la forte volatilité liée aux tensions au Moyen-Orient. Le pétrole a même retrouvé des niveaux proches de ceux d'avant le pic de la crise iranienne. Sur le papier, cela devrait être une bonne nouvelle pour les conducteurs français.

Mais en pratique, la transmission de la baisse du brut au prix à la pompe n'est jamais instantanée. Il faut généralement compter un délai d'une à deux semaines avant qu'un mouvement sur les marchés internationaux se répercute sur l'affichage des stations-service. Ce décalage s'explique par le circuit d'approvisionnement : les raffineries, les dépôts, les distributeurs — chaque maillon intègre le prix du pétrole acheté quelques jours plus tôt, pas celui du jour.

À cela s'ajoutent des facteurs proprement français : la TICPE (taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques) et la TVA constituent une part fixe et substantielle du prix final, quelle que soit l'évolution du brut. Résultat : même quand le pétrole descend, la marge de baisse à la pompe est mécaniquement limitée.

L'effet cessez-le-feu en Iran : une pression à la baisse, pas une garantie

L'annonce d'un cessez-le-feu en Iran, présenté comme un accord soutenu par les États-Unis, a alimenté des espoirs de détente durable sur les approvisionnements mondiaux. Certains analystes évoquent une possible baisse « rapide » de l'essence et du diesel si l'accord tient et que les flux pétroliers se normalisent dans la région.

Toutefois, prudence : les marchés de l'énergie ont appris à ne pas anticiper trop vite les effets des annonces géopolitiques. Un cessez-le-feu fragile ou des négociations qui traînent peuvent rapidement inverser la tendance. En France, la Direction générale de l'énergie et du climat (DGEC) publie chaque semaine les prix moyens relevés dans les stations ; c'est le meilleur indicateur pour suivre l'évolution réelle.

En attendant que ces tendances se confirment à la pompe, la meilleure stratégie reste de comparer les prix localement. Avec l'application Refil, il est possible de localiser en temps réel la station la moins chère autour de soi — un réflexe utile, surtout quand les écarts entre enseignes peuvent représenter plusieurs euros sur un plein.

Ce que les conducteurs français peuvent retenir pour les prochains jours

La situation actuelle est celle d'une relative accalmie sur les marchés, après des semaines de hausses liées à la géopolitique. Les prix à la pompe en France subissent encore une pression haussière résiduelle — le fameux effet d'asymétrie bien documenté : les prix montent vite quand le pétrole monte, mais descendent lentement quand il baisse.

Pour juillet 2026, la tendance pencherait vers une légère détente par rapport aux pics récents, mais rien ne permet d'affirmer avec certitude ni le timing ni l'ampleur d'une baisse. Rester attentif aux relevés hebdomadaires officiels et comparer les stations reste le moyen le plus concret d'optimiser son budget carburant.

· Prix des carburants en France : la baisse du pétrole va-t-elle enfin se ressentir à la pompe ?

Le prix du pétrole brut a nettement reculé en ce début de semaine, retrouvant des niveaux proches d'avant les tensions autour de l'Iran. Bonne nouvelle sur le papier — mais entre les marchés internationaux et votre station-service, la réalité est plus nuancée.

Pourquoi le brut baisse — et ce que cela signifie pour la France

Deux facteurs se combinent pour expliquer ce repli du cours du brut en ce début juillet 2026. D'abord, l'annonce d'un cessez-le-feu en Iran a dissipé une part importante de la prime de risque géopolitique qui maintenait les prix sous tension depuis plusieurs semaines. Ensuite, les signaux macroéconomiques mondiaux plaident pour une demande plus modérée à court terme.

Pour la France, ce contexte est en principe favorable. Les prix de l'essence et du gazole subissent une pression à la baisse sur les marchés de gros, et certaines stations ont déjà commencé à répercuter ce mouvement. Toutefois, la France présente une structure de prix particulière : la part des taxes (TICPE, TVA) représente une portion fixe et non négligeable du prix final, ce qui amortit mécaniquement l'amplitude des variations — à la hausse comme à la baisse.

Le décalage entre le marché et la pompe : une réalité à ne pas ignorer

C'est l'un des phénomènes les mieux documentés, et pourtant toujours mal compris : la répercussion d'une baisse du brut sur le prix à la pompe n'est jamais immédiate. En France, ce délai est généralement estimé à une à deux semaines, le temps que les raffineurs ajustent leurs tarifs, que les distributeurs renégocient leurs approvisionnements et que les stocks achetés à prix plus élevé soient écoulés.

À l'inverse, une hausse du brut se retrouve souvent plus vite sur les panneaux des stations. C'est une asymétrie reconnue par les économistes et régulièrement pointée par les associations de consommateurs. Concrètement : si le baril reste à ses niveaux actuels ou continue de reculer, une tendance à la baisse à la pompe est plausible d'ici la mi-juillet — mais rien n'est garanti, car les marges des distributeurs et les fluctuations du taux de change euro/dollar jouent également leur rôle.

Dans ce contexte d'incertitude, comparer les prix entre stations reste le levier le plus immédiat pour faire des économies. L'application Refil permet justement de localiser en temps réel la station la moins chère autour de vous, ce qui peut faire une différence sensible, surtout lors d'un plein sur autoroute ou en zone où les écarts de prix sont importants.

Ce qu'il faut retenir pour les prochains jours

La tendance de fond est orientée à la baisse sur les marchés, et c'est une évolution positive après plusieurs semaines de pression haussière. Mais la prudence s'impose : les marchés pétroliers restent sensibles aux développements géopolitiques, et un regain de tensions — en Iran ou ailleurs — pourrait rapidement inverser la donne.

Pour les automobilistes français, le message pratique est simple : si vous pouvez décaler votre plein de quelques jours, la pression actuelle sur les prix de gros laisse entrevoir une légère détente possible à la pompe. Si vous ne pouvez pas attendre, comparer les prix entre stations dans votre secteur reste la méthode la plus efficace pour limiter la facture.

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